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EXPOSITIONS

Le Centre culturel francophone de Vancouver est fier de mettre à l’honneur les talents des artistes francophones et francophiles en art visuels de la Colombie-Britannique, et occasionnellement d'autres provinces. Ainsi, chaque année, le Centre accueille cinq expositions d’une durée allant de un à deux mois.

 

Sculptures, peintures, photographies ou arts multidisciplinaires sont des oeuvres qui peuvent être présentées professionnellement dans l’espace bibliothèque du Centre.

 

Au début de chaque exposition, un vernissage gratuit est organisé autour d’un vin-fromage, permettant aux amateurs et amatrices d'art  de rencontrer et échanger avec l’artiste. 

 

Les expositions en cours au Centre culturel francophone de Vancouver sont visibles durant nos heures d’ouverture.

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Le Centre culturel francophone de Vancouver souffle ses 50 bougies ! 

Pour marquer ses 50 ans d’histoire, Le Centre vous invite à un voyage dans le temps à travers une exposition de photographies. Des souvenirs capturés sur le vif, des découvertes culturelles, des atmosphères enivrantes et des publics au rendez-vous qui racontent la belle aventure du Centre culturel francophone.

Chaque cliché vous fera revivre les rires, les frissons, les larmes, les soirées déjantées et les rencontres marquantes qui ont animé la communauté francophone et francophile. Découvrez l’excitation des coulisses, vibrez sur le rythme des événements, et laissez-vous transporter par la magie des souvenirs. 

Venez célébrer avec nous 50 ans de culture, de passion et de francophonie à Vancouver ! 

Partagez un message ou votre plus belle anecdote dans notre livre d’or.

 

Remerciement spécial à Gaëtan Nerincx, Andréa Saunier

& Sacha Vanhecke

EXPOSITION AU CENTRE

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Pierre Grenier

Rêveries à vol d'oiseau

Exposition du vendredi 27 février au lundi 20 avril

📍Centre Culturel francophone de Vancouver

Gratuit

Démarche artistique

« Face à un tableau, nous sommes invités à pénétrer dans un univers nouveau, même si nous ignorons souvent le message que l’artiste souhaite transmettre. Le spectateur participe également à la perception de l’œuvre en explorant et en découvrant ce qui s’y cache. »

 

En 2014, j’ai entrepris une étude approfondie de l’histoire de l’art moderne, et plus particulièrement de l’art abstrait. En me documentant sur le modernisme et l’abstraction en peinture, j’ai commencé à peindre. L’exploration de ce médium m’a apporté une grande stimulation intellectuelle et émotionnelle, toujours en dialogue avec l’histoire de la peinture. Au fil du temps, cette passion est devenue une pratique.

 

La série présentée dans cette exposition est influencée par ma lecture de La Phénoménologie de l’art moderne de Paul Crowther, et plus précisément par le chapitre « Vérités planes », consacré à la théorie de Hans Hofmann et à sa technique du « pousser-tirer ». Hofmann propose qu’une illusion d’espace, de profondeur, voire de mouvement, puisse être créée de façon abstraite grâce à la couleur, la texture et l’informe, plutôt que par des formes réalistes. Cette illusion oscille constamment entre présence et absence.

 

Je peins mes tableaux à plat, sur une grande table ou directement au sol. La perspective à vol d’oiseau de plusieurs œuvres défie le regard du spectateur, qui doit ajuster sa perception afin de mieux saisir l’intention première de leur construction. Toutefois, il est aussi invité à projeter sa propre lecture, car chacun porte une subjectivité unique.Je crée des couches de marques de couleurs variées qui se touchent, se superposent et dialoguent entre elles. Le choix des teintes, leur application et les outils utilisés sont essentiels. Certaines couleurs ou formes semblent se rapprocher, tandis que d’autres paraissent s’éloigner : c’est cette dynamique du « pousser-tirer » qui génère l’illusion.

 

Dans la configuration des éléments sur la toile, je recherche la cohésion, l’harmonie et l’unité. Chaque œuvre commence par une réflexion sur la technique et les outils à employer. La suite est un mélange de spontanéité, d’intuition et d’intention, dans un dialogue constant avec ce qui est déjà présent sur la surface, afin de trouver ce qui flatte mon regard et satisfait mon esprit.

 

Le spectateur n’a pas besoin de comprendre tous les aspects formels d’une peinture pour apprécier une œuvre abstraite. Ce qui importe, c’est l’impact émotionnel et intellectuel qu’elle suscite. Le peintre Barnett Newman écrivait que nous devrions aborder une peinture comme une première rencontre, en laissant de côté nos préjugés et nos préconceptions.

 

Tout art exige davantage de nous et nous récompense lorsque nous acceptons de regarder une œuvre comme si nous entrions dans un autre monde, où les repères habituels de la perception disparaissent. À première vue, mes peintures peuvent sembler chaotiques. Pourtant, le chaos peut aussi engendrer un nouvel équilibre, une nouvelle manière de percevoir la réalité. Changer de perspective ouvre la voie à de nouvelles possibilités et à de nouvelles rêveries — c’est de là que naît le titre de mon exposition.

Pierre Grenier

Né à Trois-Rivières, au Québec, l’artiste développe très tôt une passion pour les arts visuels et le cinéma. Il effectue ses études secondaires au Séminaire de Trois-Rivières, où il suit le programme classique de cinq ans. C’est là qu’il découvre les grands maîtres de la peinture — Manet, Monet, Van Gogh, Toulouse-Lautrec, Picasso, Braque et Dalí — ainsi que le cinéma des années 1950 et 1960, notamment la Nouvelle Vague et le néoréalisme italien.

 

Il poursuit ensuite des études en sciences humaines au CÉGEP de Trois-Rivières, avant d’obtenir un baccalauréat en sciences politiques, concentration relations internationales, à l’Université Laval à Québec. Entre 1980 et 1982, il approfondit sa formation artistique à l’Université Simon Fraser en Colombie-Britannique, où il suit des cours en art moderne et en production cinématographique.

 

Sa carrière professionnelle s’amorce dans le milieu audiovisuel comme caméraman et monteur pour l’émission La Francophonie and You (1980–1984), puis comme technicien et régisseur pour la Troupe de la 16e (1983). Il réalise ensuite le documentaire Maillardville — Un lieu qui en dit long (75 minutes, 16 mm), diffusé sur le réseau national de Radio-Canada en 1985-1986.

 

De 1994 à 2014, il enseigne au programme d’immersion française de l’école secondaire Vancouver Technical, où il donne des cours en sciences humaines (histoire et littérature française) ainsi qu’en production vidéo.

 

Parallèlement à l’enseignement, il poursuit une pratique artistique active. En 2017, il présente une exposition photographique et vidéo sur la Syrie, issue d’un voyage réalisé en 2009, au Centre culturel francophone de Vancouver. En 2024, il conçoit et crée les couvertures de deux livres, Quatre saisons et Des larmes et des fleurs – Lágrimas y Flores de Jeanne Baillaut, ouvrages qui intègrent également des photographies de certaines de ses œuvres picturales.

 

Son parcours, à la croisée de l’image, du cinéma et de la peinture, témoigne d’un engagement profond envers la création et la transmission artistique.

PROCHAINE EXPOSITION AU CENTRE

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Mickey Pujolar

Intimités arrachées

Exposition du vendredi 1er mai au samedi 11 juillet

Vernissage le jeudi 30 avril

📍Centre Culturel francophone de Vancouver

🕦 18h00 - 20h00

Gratuit

Vernissage | Mickey Pujolar | "Intimités arrachées"
Vernissage | Mickey Pujolar | "Intimités arrachées"
30 avr. 2026, 18:00 – 20:00
Centre culturel francophone de Vancouver, 1551 W 7th Ave, Vancouver, BC V6J 1S2, Canada

Démarche artistique

Dans Intimités arrachées, Mickey Pujolar Leray développe une pratique de l’image fondée sur un paradoxe : faire apparaître en retirant. Là où la tradition picturale construit par accumulation, l’artiste opère par soustraction. Dessiner, encrer de noir puis lacérer, gratter et arracher couche après couche, la surface devient le lieu d’une révélation progressive. L’image n’est pas produite : elle est révélée.

 

Cette méthode convoque l’héritage graphique de Félix Vallotton, dont les contrastes tranchés faisaient surgir la tension psychologique des espaces domestiques. Mais ici, la radicalité du noir et blanc n’est plus seulement un langage visuel : elle devient une opération matérielle. La feuille est travaillée comme un terrain d’extraction où la figure apparaît par excavation.

 

Les images elles-mêmes proviennent d’un champ iconographique hybride : architectures historiques, intérieurs anonymes, fragments de culture populaire ou images circulant dans l’espace numérique. Arrachées à leurs contextes d’origine, elles sont recomposées dans une géographie incertaine où mémoire intime et mémoire collective se confondent. L’architecture y joue un rôle central : portes, escaliers, salles et seuils deviennent les structures silencieuses d’une présence absente.

 

Dans ces œuvres, le regard oscille constamment entre deux régimes. De loin, l’image se stabilise dans une lisibilité presque photographique. De près, la surface se défait en cicatrices, en ruptures et en traces du geste. Cette tension entre illusion et matérialité révèle ce que l’image tente habituellement de dissimuler : sa fragilité.

 

Le travail de Pujolar Leray peut ainsi se lire comme une archéologie de l’image contemporaine. Dans un monde saturé de flux visuels, où les images se multiplient jusqu’à l’effacement de leur mémoire, l’artiste opère un geste inverse : il ralentit leur apparition, les soumet à un processus physique qui en révèle la structure et la vulnérabilité.

 

Chaque pièce apparaît alors comme la trace d’un lieu qui persiste malgré sa disparition, une empreinte visuelle située entre apparition et effacement. Dans Intimités arrachées, l’image ne représente pas seulement un espace, elle en porte la mémoire.

Mickey Pujolar

Mickey Pujolar Leray est un artiste franco-espagnol né à Levallois-Perret en 1991. Il vit et travaille à Vancouver, au Canada. Après des études à Central Saint Martins à Londres, il obtient son diplôme à l’École nationale supérieure d’art de Paris-Cergy. Sa pratique explore l’image par un processus de soustraction, mêlant dessin, encrage et lacération de la surface. 

 

Son travail a notamment été présenté à la Tate Modern (Londres), au Centquatre (Paris), à Paris+, à la Lethaby Gallery (Londres), au centre d’art Ygrec (Aubervilliers), à CCR93 (Aubervilliers), à L’Autre Lieu – Anis Gras (Arcueil), à la galerie Sample (Bagnolet) et à l’Argenteuil Contemporary Art Fair. Ses œuvres figurent notamment dans la collection privée Hegedus.

Si vous êtes intéressé.e à venir exposer vos œuvres au Centre, cliquez sur le bouton ci-dessous et remplissez le formulaire.

GRATUIT

Au centre culturel francophone de Vancouver

1551 W 7th av, Vancouver, V6J 1S1

Expositions à venir

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